Tribulations d'une parisienne/eurasienne en Chine, dans la Caraïbe et ailleurs.
Scène de la vie ordinaire. Dans le square, devant l’église St truc (dont j’ai oublié le nom) qui donne sur le nord de la Wangfunjing jie, Chine ancienne et moderne se côtoient. Quatre sages (老) musiciens aux cheveux blancs, assis sur un banc public, ravissent nos oreilles -fatiguées d’entendre l’hymne national chinois à chaque médaille d’or- en jouant de leurs petites guitares à trois cordes traditionnelles. Derrière eux, c’est le ballet incessant des nouveaux « djeun’s » chinois. Ils portent un baggy et des van’s et s’emploi à donner une nouvelle jeunesse au perron de l’église en faisant des acrobaties dessus avec leur skate board. Quand leurs chutes sont un peu trop bruyantes, les joueurs d’échecs chinois lèvent le nez, font la moue, et se replongent dans leur partie.
La Wangfujing jie, pompeusement qualifiée de « Champs Elysées de Pékin »est toujours fidèle à elle-même. Avec sans doute un ou deux shopping mall de plus. Quand au yashow market et au silk market, ils sont aussi toujours là. Pour calmer les « international brand co. », une médiatique lutte contre la contrefaçon avait été amorcée. Mais que les aficionados du fake market se rassurent, on y trouve toujours autant de copies que l’on souhaite. J’ai l’impression toutefois que la qualité des copies se dégrade. C’est de plus en plus mal contrefait. Notez également que les innombrables étrangers accourus pour les jeux marchandent peu (ou moins bien que les expats) et les prix s’envolent. Snif.