C'est avec un grand sourire que j'ai accueilli la tant attendue question. Déjà 10 jours à Pékin, sans l'entendre. C'était curieux.
你结婚了吗? Ni jiehun le ma? Es-tu mariée? Cela fait partie de la série des 5 incontournables questions qu'un chinois pose à brûle pourpoint à chaque étranger qui croise sa route. De quel pays viens-tu? Quel âge as-tu? Es-tu marié? Que fais-tu comme travail et combien d'argent gagne-tu? Le péalable indispensable à toute conversation. Notamment avec son chauffeur de taxi.
10 jours sans l'entendre, c'était curieux, voire même suspect. En fait, suivant les recommandations persuasives du gouvernement municipal de Pékin, les habitants de la capitale ont appris à refrener ces questions existentielles (pour eux). Car, explique le parti "elles mettent les étrangers mal à l'aise".
C'est peut-être contraire à la bienséance occidentale, mais ces questions m'ont toujours plu. Au moins, les chinois sont directs, les mots employés sont simples, le ba-ba des premiers cours de chinois -à mettre en pratique tout de suite-. C'est donc avec plaisir que j'ai entendu hier mon chauffeur me les poser. Et c'est avec un plaisir encore plus malin, que j'ai repris le vieux jeu habituel de mes années Shanghaiennes: dès la 1re question, enchaîner les réponses de toutes les autres. Effet garanti, c'est le fou rire interminable pour le chauffeur, dès qu'il saisit le jeu, et pour moi!
*Es-tu mariée?