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Tribulations d'une parisienne/eurasienne en Chine, dans la Caraïbe et ailleurs.

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Karatekas Chinois

Hier soir, 18h25 (TU+8) je me pointe - en touriste, c'est à dire en jogging/t-shirt- au gymnase qui accueille le cours de karaté. Une jeune fille, ceinture bleue, secrétaire de l'association de karaté de Fudan, m'accueille avec le sourire "of course you can try". Je lui explique que je connais un peu. Parfait, elle n'aura pas besoin de m'expliquer comment saluer le prof.

Trois minutes plus tard, l'échauffement commence, il durera presque trois quart d'heure!

Ici la mixité n'est pas de mise. Une ligne de filles, une ligne de garçons. Au moment de s'échauffer à deux (tenir les pieds de quelqu'un qui fait ses abdos par exemple), je me retrouve toute seule, les filles sont en nombre impair. Je me retourne vers les mecs, ils sont aussi en nombre impair. Je pourrais former un binome avec le type qui est seul, mais non! Un seul regard de lui me fait comprendre "n'y pense même pas!". Roger that.

Le cours à duré deux heures, avec une pause de 10 minutes au milieu. Deux groupes de niveau étaient formés. Evidemment j'ai atterri dans le groupe des débutants (sans kimono et ceinture blanche). Au bout d'une heure de répétition de Mae geri (coup de pied direct vers l'avant), j'ai craqué! J'ai rejoint l'autre groupe, en expliquant au prof -qui ne parle pas anglais- qu'après 10 ans de karaté, je maîtrisais déjà ce coup de pied-là! Bien ou mal m'en a pris, je ne sais pas. Toujours est-il qu'avec le groupe des "avancés", j'ai fait une demi-heure de maouachi geri (coup de pied latéral). Puis deux katas enchaîenement de mouvement appris par coeur. On a travaillé que les deux premiers (Eyan Iodan et Eyan Nidan) dont je me rappelais bien entendu tant je les ai pété et répété à l'AGAM (mon club de Guadeloupe). Génial! Fin du cours: même pas fatiguée, excepté mon genou droit, toujours faiblard. Nicole Sarkis (ma prof de Guadeloupe) rirait bien d'un pareil cours.

Je pense donc choisir le kung fu. C'est plus physique, plus péchu. D'autant que le cours de karaté est dispensé par trois ceintures noires, mais que les étudiants ont au max une ceinture bleue (si c'est comme en France, après la bleue, il faut des examens inter-clubs pour obtenir une nouvelle ceinture). Je me vois mal arriver avec un kimono et ma belle ceinture marron... surtout après 3 ans d'arrêt de karaté!

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P
PS : si d'autre personne visite ce blogue mon mail est : le_gros_boss@yahoo.fr
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E
Salut Philippe, merci pour ton commentaire.<br /> J'étais à l'AGAM de 1993 à 1998, avec mon frère. J'avais à l'époque entre 9 et 14 ans. Puis j'étais à la SIK à Paris (avec Serge Chouraqui, l'ancien sinsé de Nicole Sarkis).<br /> Ah l'AGAM, toute une histoire. Les cours a 40 gamins insupportables, mais Nicole Sarkis nous le rendait bien. Le tarif habituel: vingt pompes quand on arrivait en retard après le salut (alors que les embouteillages pour arriver aux Abymes aux heures de pointes étaient impressionants).  Vingt autres si notre kimmono était sale, encore 20 pour les ongles longs, 20 aussi pour les cheveux non-attachés. Des pompes il en pleuvait. Et sur les poings bien sûr. Si quelqu'un osait parler pendant le cours, c'était toute la classe sur les poings, chacun comptant jusqu'à dix. Une vraie torture. <br /> Et les coups de bâtons pour tenir les positions. Et les sur les doigts de pieds quand le genou était mal aligné!Et les infinis tours de salle en marchant en canard ou en sautant comme un crapaud. Il y avait aussi les relais en rampant comme un crocodile, où le kimono néttoyait le plancher vert. Seule consolation, la très bienvenue noix de coco en attendant les parents sur le parking de Bitch!<br /> Ah l'AGAM! L'horreur des mardis et jeudis soirs détestés. On en bavait pour sûr! Mon père nous disait toujours "quand tu auras une ceinture orange tu pourras arrêter", puis "ceinture verte", puis "bleue"... j'ai finalement arrêté à la ceinture marron à cause d'un récurrent problème au genou. Aujourd'hui, je bénis mon père d'avoir été inflexible sur cela (et je regrette qu'il ait cédé pour que j'arrête le piano). Désormais, je suis sereine en prenant le dernier métro à Paris. Pas de crainte d'agression!<br /> Nicole Sarkis était une excellente prof mine de rien. je me rappelle clairement de tous les mouvements appris chez elle, les techniques, les katas, même les kiaïs! C'est comme le vélo. Le karaté est entré durement dans ma petite tête, mais désormais, impossible d'oublier.<br /> Aujourd'hui j'habite à Shanghai, alors pour un pot à Paris, on en reparlera dans un an. <br /> Et toi, tes souvenirs de l'AGAM?<br /> J'avoue que je ne me rappelle pas de toi non plus, mais si tu es plus vieux, c'est normal. Que fais-tu à Paris? Continue-tu le karaté?<br /> Elisabeth
P
Salutje suis aussi un ancien de l'AGAM (de 1987 à 1999).Je bosse actuellement à paris. on a du se croiser de 1996 à 1999 mais je ne me souviens pas de toi. Si t'es sur paris fais moi signe.Salut ;-)
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