Tribulations d'une parisienne/eurasienne en Chine, dans la Caraïbe et ailleurs.
Ceux qui sont revenus de Chine ces derniers temps l'ont sûrement remarqué. Une heure avant l'atterrissage, les hôtesses distribuent un plaisant prospectus bilingue « Grippe aviaire, Soyons vigilants / Beware, Avian influenza », destinée aux voyageurs revenant ou allant dans un pays touché par la grippe aviaire.
Ledit dépliant est signé du ministère de la santé et des solidarités. Vu que la France n’a pas l’air de subir un grave développement de cette maladie, on peut en déduire que c’est en venant de Chine, qu’on revient « d’un pays touché par la grippe aviaire ». Effectivement. D’ailleurs à Shanghai, on ne sait plus si les volailles vivantes sont toujours interdites (et même si l’interdiction a été appliquée) tant l’on continue à voir des poulets partout. Mais soyons solidaires, ce n’est pas facile à gérer.
Heureusement pour moi, aucune psychose ne m’aurait fait penser un seul instant que j’ai pu contracter cette maladie (je vous jure, je n’ai jamais couché avec un poulet !!).
Grâce au prospectus, je sais désormais que si j’ai de la fièvre (plus de 38°C dans les 10 jours suivant votre retour) couplé de toux, essoufflement et courbatures, je courre un risque et je dois appeler le 15. (N’est-ce pas d’assez courant symptômes ?). Le papier précise tout de même que « si vous êtes dans l’avion, prévenez l’équipage ». Parbleu ! je suis sûre qu’ils pourront faire quelque chose pour moi !