Tribulations d'une parisienne/eurasienne en Chine, dans la Caraïbe et ailleurs.
Vingt-quatre étudiants étrangers -bonne poire- ont, avec une très grande motivation, répété pendant une heure hier une pitrerie à présenter à la cérémonie d'ouverture des olympiades de Fudan aujourd'hui.
Ce matin, rendez-vous à 7h40. Notre département nous a tous affublé d'un même survêtement bleu marine marqué du logo de la fac puis nous avons encore répété notre ronde/danse-de-jungle qui, les bras en croix, nous permettait d'écrire F.U.D.A.N. Notre show devait avoir lieu sur fond de la mélodie de "ce n'est qu'un au-revoir", curieuse façon de dire bonjour...
A 9h20, enfin, ce fut notre tour d'entrer dans le grand stade. Le charmant prof responsable, hurlant dans son mégaphone, voulait que nous marchions au pas. (Il devrait aller à l'académie militaire d'à-côté si j'y suis.) Heureusement, un camarade nigérien a transformé la parade en "marche au pas... de RAP", excellent. Gros fou rire.
On entre donc dans sur le terrain, devant des tribunes quasi-vides. Pour une fois qu'il n'y a pas cours, tout le monde fait la grasse mat, en plus il pleut. Sur la grande pelouse de foot, des centaines d'étudiants sont déjà là, en rang, bien alignés. Chaque délégation représente un département de la fac. Nous sommes les derniers. D'un coup, tout le monde pivote et l'on se retrouve face au mat pour la très solennelle levée des couleurs.


Après, le président de la fac (je crois) dit quelques phrases et tout le monde rentre en courant dans le gymnase d'à côté. A cause de la pluie, les scénettes préparées sont annulées. Tout cet entraînement pour rien. Flûte. On rend les uniformes. Comme finalement, je ne participe à aucune épreuve, je rentre chez moi, finir ma nuit. Les autres courront sous la pluie!