Tribulations d'une parisienne/eurasienne en Chine, dans la Caraïbe et ailleurs.
La salle n'a pas changé. Toujours plus petite que ma chambre pour accueillir 17 étudiants. Nous trois professeurs. Deux femmes frisant la cinquantaine, dont l'une ne parle pas un mot d'anglais, et un jeune homme, probablement néophyte de l'enseignement, mais sympa.
Notre livre de classe (en deux volumes) semble bien fait. Les premiers cours concernent bien évidemment le Pi Yin, C'est-à-dire la transcription phonétique des caractères, comme lorsque j'étais aux Langues O. Du coup nous voilà tous, grands enfants, à répéter après le prof, des dizaines de syllabes. Ca se passe bien.
Quand on apprend le chinois, il faut donc en réalité apprendre deux langues: le chinois ET le Pi Yin. Comme les lettres ne se prononcent pas vraiment comme en français, il faut les apprendre par coeur. Comme l'anglais en 6e. Puis une fois qu'on sait prononcer un mot, il faut savoir l'écrire (en sinogramme) et le reconnaître dans un texte, bien sûr.
Pour écrire d'ailleurs, je me sens handicapée en tant que gauchère car tous les traits ont un sens et un ordre d'écriture, fait pour les droitiers bien entendu car c'est paraît-il une tare d'être gaucher (et Picasso, et Léonard de Vinci, étaient-ils tarés?). Bref pas évident. Mais ça s'apprend.