Tribulations d'une parisienne/eurasienne en Chine, dans la Caraïbe et ailleurs.
20, 21...28, 29, 30 septembre, date fatidique. Demain 1er octobre, en l'honneur de la fête nationale, la Chine entière sera en vacances pendant cinq jours. On le ressent déjà. Les gens ont la tête ailleurs programmant leurs jours de congés. Les guichets des gares routières et ferrovières, pris d'assaut depuis 10 jours -on ne peut acheter de billets que 10 jours à l'avance- ne laissent aux gens mal organisés que des horaires de train pourris et de mauvaises destinations. Enfin c'est la vie.
Cinq jours de vacances et non une semaine. Oui, oui. C'est pas parce que c'est la fête nat qu'il faut se croire en congé longue durée. Pour nous laisser une semaine complète, la fac nous faisait rattraper une journée de cours aujourd'hui (samedi!) et l'autre le sera dimanche 8 oct (dimanche!!).
De nombreuses soirées étudiantes étaient organisées hier soir (pour la fête nat!!), "trop de partis -party-, trop compliqués à prendre, j'ai pris, mais le plus simple" celui de rester chez moi à glander tranquille devant un bon polar de propagande à la télé.
Du coup j'étais la première arrivée en cours ce matin, et au bout d'une demi-heure d'attente -passée à bavarder-, la prof a finalement commencé le cours devant un public de deux, puis trois étudiants.
Mais où sont les autres?
Sur une classe d'un douzaine, admettons qu'un tiers ne se soit pas levé après une éprouvante soirée étudiante, alors que l'autre tiers partait de bon matin s'époumonner "Miki on t'aime"! Et oui, ce week-end Shanghai organise son grand prix de Formule 1 et les chanceux possesseurs de billets sont partis acclamer leur idole, Shumi, Miki... sur le circuit.
A leur décharge, je pense que si j'avais eu des billets, j'aurai séché aussi...