Erika. Le prénom d'une membre éminente d'amies du lycée. En Bretagne, ce prénom rappelle le bateau à l'origine d'une terrible marée noire. En Martinique, c'est le nom d'une tempête qui passe un peu au large ce mercredi soir.
Un mètre de houle devant chez moi (côte Caraïbe), les pêcheurs et plaisanciers ont remonté leurs embarcations, quelques belles raffales de vent et une pluie diluvienne toute la nuit. L'air est frais, le tonnerre gronde. J'adore. Seul hic, les éclairs qui se succèdent et du coup la télé qui saute. Impossible de voir le grand journal sur Canal en clair. Et difficile de suivre Fantomas contre Scotland Yard sur Tempo.
Pendant longtemps, les tempêtes et cyclones portaient uniquement des noms féminins. Depuis deux ou trois dizaines d'années, la parité est entrée au centre international météo. Aujourd'hui il y a 7 listes de prénoms, de garçons et de filles. Chaque liste est utilisée pendant toute une saison cyclonique. Puis on passe à la suivante. Et rebelote 7 ans après. Quelques exceptions. Si un cyclone est trop ravageur, il peut être décidé internationalement de l'ôter de la liste.
Le windgourou des kitesurfeurs annonçait 12 noeuds de vent. Je ne suis pas très forte en conversion mais les raffales à 80km/H me paraissent pas trop mal. Dommage qu'on ne puisse kitesurfer de nuit...