Tribulations d'une parisienne/eurasienne en Chine, dans la Caraïbe et ailleurs.
Un job m’est pour ainsi dire –et comme à chaque fois- tombé dessus. Remplaçant quelqu’un au pied levé, j’ai commencé hier et je tiens désormais une petite boutique d’art déco dans l’ancienne concession française chaque après-midi. [Ce qui me laisse encore le temps d’aller aider Wang Li et sa fondation pour personnes handicapées le matin].
Ma chère maman, je suis sûre que tu adorerais cette boutique. Il faudra que je t’y emmène quand tu ne manqueras pas de venir me voir à Shanghai.
On y vend deux sortes de produits. D’une part une sélection d’articles en provenance d’un peu partout, notamment des bougies « Les fleurs de Provence », d’autre part de la porcelaine chinoise. Cela me rappelle Bénabar chantant « comme une porcelaine dans un magasin d’éléphants ! »
La boutique s’appelle « Platane ». La bien nommée ajouterais-je car dans l’ancienne concession française les rues sont presque toutes bordées de platanes. Assez jeunes –moins d’un siècle- ils sont cependant moins beaux et moins imposants que les bi ou tricentenaires de l’allée du parc de Mayac.
La poignée de clients, ou plutôt de clientes, me laisse le loisir de travailler mes cours et bouquiner un peu. Si vous passez dans le coin, n’hésitez pas à venir jeter un œil (adresse 127 Yongfu Lu /Cnr Fuxing Lu, après le Consulat allemand).