Tribulations d'une parisienne/eurasienne en Chine, dans la Caraïbe et ailleurs.
Samedi, à l’instigation de Constance, une petite dizaine de Français découvrait Tongli, un charmant village traditionnel à 1h30 de bus de Shanghai. Grosse chaleur, petites pluies par si par là. Peu de touristes (dont à peine une poignée d’occidentaux).
Evidemment j’avais raté le bus au départ à cause du malaise d’un gamin dans le métro. Mais j’ai pu retrouver les copains à l’entrée du village.
Agréable journée passée à flâner dans les rues, dans les petits jardins du village, le long des canaux, voix fluviales qui traversent la cité de part en part. Les cyclo-pousses promènent encore les visiteurs. Eventails et ombrelles fleurissent partout. Surprise en passant devant un porche annonçant « catholica » et découvrant l’entrée d’une typique chapelle chinoise trop kitsch.
Plus tard, en bon Français, nous sortons notre pique-nique à l’ombre d’une gloriette près d’un bassin emplit de poissons qui alimentera notre conversation. Nicolas tente de nous convaincre que les poissons gris sont plus intelligent que les rouges car ils ont moins vécus en aquarium. Hum, hum.
A l’arrivée devant le « musée du sexe », la statue d’un jeune homme bandant –avec un pénis aussi grand que son corps- nous a refroidit. Non nous ne verrons pas cette particularité du village !
Le kiosque de la grand-place nous a retenu plus longtemps. Un chanteur chantait les tubes chinois du moment « tu es ma rose » ou encore « je t’aime comme une souris aime le riz ». Suivi peu après d’un petit opéra chinois, qui selon l’imagination de Marie racontait l’histoire d’une jeune fille à qui on imposait un mari riche et vieux alors qu’elle aimait un pauvre jeune homme. La promenade continue dans les petites rues de marchants de souvenirs et d’artisanat. Survient la pluie qui nous enjoint de la regarder tomber à l’étage d’un salon de thé. Déception : salle archi-climatisée, embaumant le tabac froid, avec la télé à fond, des gobelets en plastiques et des glaçons dans la citronnade chaude pour en faire une glacée. Heureusement le temps presse, on ne s’attarde pas. Retour en bus à Shanghai. Escapade dépaysante réussie.
Retrouvailles en fin de soirée chez Constance pour regarder le match de foot à 3h du matin…
Les photos arrivent dans un album.