Tribulations d'une parisienne/eurasienne en Chine, dans la Caraïbe et ailleurs.
Réveil à 3h du matin pour regarder LE match de demi-finale Stade Français - Stade Toulousain. J'avais exceptionellement déserté mon campus pour aller dormir chez un ami, un grand chanceux abonné à TV5 Asie qui retransmettait le match. Manque de pot, à cause sûrement d'ondes négatives toulousaines envoyées au satellitte, l'image n'était pas très nette, genre pixellisée avec plein de carrés de couleurs sur l'écran. Hélas, Toulouse a profité de la situation alors que les supporters Asie du Stade Français s'abîmaient les yeux à déchiffrer les actions, Toulouse donc a réussi un dernier drop, le drop vainqueur à quelques minutes de la fin. Riko m'a promis un kleenex virtuel si le SF perdait. Snif snif, il m'a bien servi. Adieu au bouclier de Brennus! Je m'étais promis un maillot rose du SF si l'on gagnait. Ca sera pour l'an prochain.
Avec tout ça, quand à 5h Shanghai s'éveille mais que le match se termine re-dodo, petite sieste avant la messe de midi (trente). Puis déj en vitesse et récupérage de fringues pas exceptionelles au marché au tissu (là où il y a du tissu et des tailleurs qui font des trucs sur-mesure à l'arrache pour 3 kopecks -passage obligé pour moi car le prêt-à-porter chinois semble s'arrêter aux trucs de nains).
Sapristi il est déjà 4h passé. Vite vite je file à l'autre bout de la ville (j'étais au sud-sud-est et je file à l'ouest), retrouver deux oncles (et deux tantes), pour dîner. Après 3h à table (super bouffe) c'est à nouveau la course pour rentrer chez moi (au nord-nord-est) enfiler mon kimono et pédaler sec pour ne pas être trop en retard au kungfu. Retour enfin à minuit, quelle longue journée!
Il paraît que Shanghai fait la moitié d'un département français moyen, intramuros ou en comptant la banlieue, je ne sais pas. Mais je vais traquer. C'est dingue. C'est vraiment immense et avec 30 millions d'habitants en plus, la moitié de la France!!!!
Petite pensée à ceux qui sont les routes de Chartres ce week-end, et aussi à ceux qui n'y sont pas.