Tribulations d'une parisienne/eurasienne en Chine, dans la Caraïbe et ailleurs.
Aurjourd'hui 5 avril, c'est le Qing Ming jié (le ming de Xiao-Ming!). C'est la fête des morts chinoise, appelé aussi très poétiquement festival du nettoyage des tombes. Comme son nom l'indique, on nettoie les tombes, puis on apporte des offrandes (canard laqué, fruits et pinard), on brûle du papier d'argent et on allume des pétards (avant de partir on mange les offrandes pour que les morts puissent y goûter en esprit. On brûle aussi beaucoup d'encens, la fumée étant un moyen pour entrer en contact avec l'au-delà et créerr un trait d'union entre ciel et terre.
Comme ce n'est pas un jour férié, les Chinois se déplacent au cimetière quand ils peuvent, souvent, les week-end encadrant.
Dù Mù, un célèbre poète de la dynastie Tang (618-907 -la dynastie, pas le poète) à écrit un fameux poème à ce sujet:
清明时节雨纷纷
路上行人欲断魂
借问酒家何处有
牧童遥指杏花村
路漫漫其修远兮。
Prononciation en pi-yin:
Qing1 ming2 shi2 jié yu3 fen1 fen1
Lù shàng xing2 rén yù duàn hun2
Jiè wèn jiu3 jia1 hé chù you3
Mù tong2 yao2 zhi3 xing4 hua1 cun1
Lu1 màn màn qi2 xiu1 yuan3 xi1
Traduction fait maison (donc grosso merdo)
Pendant le Qing Ming jié (festival du nettoyage des tombes), il tombe des cordes
Sur le route du Nord, un homme désire perdre son âme
Il se demande où trouver un bar
Un jeune berger montre du doigt une fleur d’abricot, loin du village
Très lentement il étudie X: c'est le dernier mot du poème, qui n'est pas dans mon dictionnaire.