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Après des études à Shanghai  et de nombreux  articles concernant la Chine,  me voici désormais dans les Antilles françaises, en Martinique.

Bonne visite.

Elise

dispo

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Crazy Shanghai, c'est fini! Direction la Martinique!

Mardi 3 avril 2007

Lors d'un cours de 阅读 (yuedu: lecture), la prof nous expliqua un nouveau mot de vocabulaire 统一 (tongyi: unifier/unifié). Pour que nous comprenions tous bien, elle donna l'exemple de Taïwan qui tôt ou tard sera réunifiée à la Chine pop: 两岸统一 (liangan tongyi), littéralement "deux rives unies".

"C'est pareil dans mon pays" ajoute une étudiante coréenne. "Ah bon?" s'exclame la prof visiblement interloquée, "mais pourtant il n'y a pas deux Corées"!

Que tu crois...

Et ben si. Elle ne voulait pas y croire, d'autant que "les deux pays ne portent pas le même nom"!

Wahou, quelle culture! ou peut-être est-ce le programme scolaire local... orienté comme partout.

Pour info:

La Corée du nord: "République démocratique populaire de Corée" (Democratic peoples republic of Korea, DPRK) se prononce "Choson-minjujuui-inmin-konghwaguk" en coréen.

Et la Corée du sud "République de Corée" (the Republic of Korea) "Daehan Min-kuk".

Effectivement dans la prononciation coréenne aucune syllabe ne se retrouve dans les deux noms, mais de là à ne pas savoir que c'est le même pays...

par Elise publié dans : université
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Lundi 26 mars 2007

Branle-bas à 7h au QG de la maîtrise (chez moi). On réveille quelques guides au fur et à mesure où on passe les chercher en voiture (dans laquelle on se rendort évidemment) et à 10h30, nous arrivons à la porte numéro 2 de 大观园 (daguanyuan) ou « Grand view garden ».

A 59 km à l’ouest de Shanghai (prendre l’A9 ou la Huqingping lu), Daguanyuan est situé sur presqu’île avancée du lac Dianshan, dans le district de Qingpu. Ce lac, d’une surface totale d’environ 62 km2 (soit 12 fois la taille du lac de l’Ouest 西湖 de Hangzhou), est le plus grand lac d’eau douce alimentant Shanghai. Construit en retraçant le décor du « Rêve dans le pavillon rouge », Daguanyuan est une sorte de grand jardin touristique, bien typiquement chinois.

Notre week-end de HP commençait là en récupérant nos supers VTT (et les casques !), loués au préalable à Shanghai. Après un en-cas avalé sur le pouce et un petit café qui tombait bien à point (merci à la maman d’une guide qui l’avait préparé) nous partîmes, direction les bords du lac. Comme il est impossible de trouver une carte de type IGN (ça ne doit pas exister ici où personne ne sait lire une carte), nous sommes donc parties avec une photo satellite de google et nous allions un peu à la boussole et beaucoup à l’aveuglette. En entrant dans un village de pêcheurs, avec des hamacs étendus sous les arbres et plein de petites barques vétustes, nous tombâmes sur le lac : immense, avec quelques jetées ça et là et beaucoup de brume pour nous en cacher l’horizon.

Un pont plus tard (LE pont trop loin) nous amena sur une décharge sauvage qui nous inspira de faire demi-tour.

Nous gagnâmes donc la berge ouest de la presqu’île où passant dans un parc (assez sauvage et pourtant sans un chat) je commençais à me demander pourquoi il n’y a pas de garde-boue sur un VTT… La promenade continua vers le sud, sur des petits chemins bien boueux et très étroits le long des champs de riz et autres. Environnés de canaux et petites rivières, il nous fallu plusieurs fois faire demi-tour pour aller trouver un pont dans des petits hameaux charmants. C’est près de l’un deux que nous déjeunâmes tranquillement, à peine interrompus par quelques villageois (alors qu’à Shanghai, un groupe de Laowai 老外en uniforme scout draine les curieux par dizaines).

Encore quelques kilomètres dans la boue puis nous retrouvâmes la promenade (vide de gens) du bord du lac. Endroit idéal pour un petit topo sur les croquis panoramiques. Papier et crayon à la main, au travail ! Plus loin, notre route nous conduisit dans un village de pisciculture, jeté sur le lac comme un polder et où sur la dernière digue étaient érigés de petits kiosques aux toits chinois. Pour y accéder nous eûmes à franchir trois petits ponts de bois qui ne tenaient plus guère…

Puis l’heure avançant nous rebroussâmes chemin sur lequel Marta, l’une des cheftaines, nous rejoignit après une dure matinée de cours. Une longue pause goûter bien méritée nous fit un bien fou. Retour dans le parc d’entrée de Daguanyuan pour réaliser un relevé d’itinéraire de ses deux entrées, avant de rendre les vélos et récupérer nos sacs et tentes.

Nous montâmes le camp à la tombée de la nuit, dîner trappeur, petite veillée fort sympathique et prière du soir autour du feu clorent cette journée bien fatigante. Dimanche, nous nous levâmes tôt pour un pliage de tentes efficace, un gros et chaud petit-déj et un débarBOUEillage rapide avant de rentrer à Shanghai à temps pour la messe.

Bilan du week-end : sport au grand air (25-30km à la louche, pour la plupart sur des sentiers indignes de ce nom), peu de pluie, calme reposant de la campagne et beaux paysages, une seule crevaison, techniques des croquis pano et relevés d’itinéraires maîtrisés, bonne ambiance, fous rire et belle veillée. Merci les guides.

Notes :

1- la « HP » est la haute patrouille d’une compagnie de guides, c’est-à-dire les secondes et chefs de patrouilles et la maîtrise (les cheftaines).

2- location des vélos et casques auprès du magasin Giant (Shanghai stadium)

3- à l’aller le samedi matin 2h de voiture depuis le centre ville et 1h depuis l’école française, au retour le dimanche matin 1h seulement jusqu’au centre ville.

4- ne sachant toujours pas si le camping est autorisé (Décath –de Shanghai- vend bien des tentes mais aucun vendeur n’a pu m’expliquer où l’on peut s’en servir), nous avons campé dans les bois sans rien demander à personne et personne ne nous a rien demandé.

par Elise publié dans : université
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Lundi 11 décembre 2006

Après un semestre et demi d'étude intensive du chinois, la rumeur estudiantine estime que l'on est au niveau pour prétendre passer avec succès le HSK. Et bien, je pense qu'il n'en est rien. C'est au casse-pipe que les profs nous envoient.

Le HSK -Hanyu shuiping kaoshi (汉语水平考试)- est, pour les neophytes, une sorte de mélange entre le Toeffl et le Toeic, transposés en chinois. Séparé en trois niveaux, les candidats peuvent ainsi passer le niveau élémentaire (1 à 3), intermédiaire (4 à 8) ou avancé (8 à 12). Pour vous donner une idée, pour s'inscrire en licence (diplomante) dans une université chinoise, il faut obtenir un niveau 5  au minimum. Pour un master, le niveau 7 est requis.

Dimanche matin (à 9h!) je m'essayais donc au niveau intermédiaire, sans trop me faire d'illusions d'ailleurs. Juste en guise de préparation avant de le passer (et le réussir) en juin prochain.

Je me retrouve donc devant ma copie, ayant 145 minutes pour répondre à 170 questions. En déchiffrant à peine 50% du vocabulaire, c'est chaud. Je dirai même plus, c'est infaisable. Et on ne peut même pas quitter la salle d'examen avant la fin du temps imparti!

Le temps de comprendre, à la louche, le sens des textes et dialogues et hop il faut passer à la question suivante. Sur quatre possibilités de réponse (QCM), on élimine une ou deux à côté de la plaque et le choix final est laissé au hasard. J'ai répondu avec conviction à (peut-être) cinq questions, laissant la providence répondre aux autres. Un dimanche matin déprimant. Résultats dans un mois.

Le déjeuner fut heureusement plus joyeux. "Christmas brunch" du club de rugby. Menu excellent, agréables voisins de table. Bonnet rouge et pompom blanc indiquant "Merry Christmas", en cadeau.

Maigre consolation tout de même en pensant à la garden party manquée (par moi) de l'annif de Riko dans le "Chateau de sa mère" en fausse Bretagne. Riko a 30 ans. Joyeux anniversaire!

par Elise publié dans : université
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Vendredi 17 novembre 2006

Persuadée que nous étions le 16 novembre, ce fut avec surprise que je découvrais le mail de Riko, suivi de celui de Marie-Nono me souhaitant une bonne fête. Effectivement, nous sommes le 17, et j'ai failli l'oublier.

A quoi servent les Saints? Prier ou intercéder pour nous, oui. Servir d'exemple, aussi. Il me plaît à croire qu'ils sont là et si nombreux comme pour nous dire: regardez ce n'est pas si difficile, faites comme nous, soyez saints!

Parce qu'il ne faut jamais perdre une occasion de s'intruire, comme disait le père de Marcel Pagnol, je vous propose une rapide bio de Ste Elisabeth de Hongrie, copiée du site missel.free.fr

Sainte Elisabeth de Hongrie

Sainte Elisabeth, naquit à Presbourg1 en 1207 ; elle était le troisième enfant du roi André II de Hongrie, descendant du saint roi Etienne, et de Gertrude, fille du duc Berthold IV de Méranie.  Elle quitta la Hongrie à quatre ans, promise en mariage au fils du landgrave Hermann I° de Thuringe (mort en 1217), Louis (né en 1200) qu'elle épousa en 1221.

Elisabeth avait une âme de feu : « Elisabeth, dit sa dame de compagnie, Guta, rappelle fréquemment la présence de Dieu, dans toutes ses actions elle invoque le Seigneur et rapporte tout à lui. » L'influence de son mari, qu'elle aima d'un grand amour, lui apporta un équilibre humain et spirituel durant les années heureuses de leur vie commune dont naquirent deux enfants (Hermann en 1222 et Sophie en 1224) : « Seigneur Jésus-Christ, je vous offre, ainsi qu'à votre chère mère Marie, ce nouveau né, fruit chéri de mon sein. Je vous le rends de tout coeur, tel que vous me l'avez donné. Recevez ce bébé, tout baigné de mes larmes, au nombre de vos serviteurs et amis. Bénissez-le à jamais. » Une lumière éclatante brillait alors dans l'Eglise, celle de François d'Assise. Elisabeth rêvait de vivre en foyer l'idéal franciscain et Louis était apte à partager les aspirations de sa femme. Mais, le 24 juin 1227, Louis de Thuringe dut partir pour la cinquième croisade. Au bout de trois mois, il mourait sur un bateau, en rade d'Otrante, en s'écriant : « Voyez donc toutes ces colombes blanches ! Je vais partir avec elles vers mon Dieu ! »

Encore qu'elle l'avait pressenti (« Malheur à moi, pauvre femme, sur terre je ne reverrai plus mon bien-aimé ! »), le coup fut terrible pour Elisabeth, qui attendait son troisième enfant, Gertrude (née vingt-sept jours après la mort de son père) : « Désormais, j'ai tout perdu sur la terre. O cher ami de mon coeur, mon excellent et pieux époux, tu es mort et tu me laisses dans la misère. Comment vais-je vivre sans toi ? Pauvre veuve abandonnée, faible femme ! Que le Dieu d'amour, celui qui n'abandonne pas la veuve et l'orphelin, me console ! O Mon Dieu ! O mon Jésus, fortifiez-moi dans ma faiblesse ! »

Elle aurait eu besoin alors d'un François de Sales à ses côtés ; or elle avait pour directeur un maître qui la terrorisait et n'hésitait même pas à la frapper. Spoliée de ses biens, elle enfermée par son oncle, l'évêque de Bamberg qui la veut remarier, jusqu'au retour de la dépouille de son mari (1228) : « Mon Dieu, merci de me consoler miséricordieusement par ces restes mortuaires de mon mari. Si grand que soit mon amour envers Louis, vous savez, Seigneur, que je ne me repens nullement de notre commun sacrifice pour le secours de la Terre-Sainte. Si je pouvais ramener à la vie mon cher époux, je donnerais le monde en échange. Pourtant, contre votre volonté sainte, je ne saurais racheter sa vie, ne serait-ce que pour un seul de mes cheveux ! Que la volonté du Seigneur soit faite ! »

Cédant à une recherche fiévreuse de l'abjection et de la pénitence, elle rompit avec sa famille, qui la prenait pour folle, et elle confia à d'autres le soin de ses enfants, tandis qu'elle revêtait l'habit du Tiers-Ordre, à Marburg sur le Lahn, pour se donner au service des pauvres et des malades les plus abandonnés, en qui elle reconnaissait le Christ : « Quelle joie pour moi de servir Notre-Seigneur en ses membres souffrants les plus éprouvés ! » Sa santé ne put résister à toutes ces austérités. Elle mourut le 16 novembre 1231, à minuit, âgée de vingt-quatre ans : « C'est l'heure où Jésus vient racheter le monde. il me rachètera aussi. Quelle faiblesse j'éprouve donc ! Pourtant, je ne ressens pas de douleur. O Marie, venez à mon secours ! Le moment arrive où Dieu m'appelle à l'éternelle noce. L'époux vient chercher son épouse ... Silence ! Silence ! »

Grégoire IX canonisa Elisabeth en 1235 ; elle est, avec saint Louis, patronne du Tiers-Ordre franciscain et, en 1885, Léon XIII la proclama patronne des femmes et des jeunes filles allemandes.

Ceux qui ont eu le courage de lire jusqu'au bout, je vous recommande une version bien plus poétique, celle des moines de d'une Abbaye de Saint Benoît http://www.abbaye-saint-benoit.ch/gueranger/anneliturgique/pentecote/pentecote06/020.htm

Bonne lecture et prenez-en de la graine!

par Elise publié dans : université
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Dimanche 15 octobre 2006

Déjà le 15! Mon Dieu! Que ça passe vite.

Quinze jours de silence en étonnent plus d'un. Non Riko, je ne suis pas entrée au carmel. La vérité, c'est juste que jai déménagé (encore!) et que le "cable guy" d'internet n'est venu qu'aujourd'hui. Les niouzes vontdonc reprendre.

D'abord, un mot sur les soirées "banquet": 15 convives, 32 plats, et une bouteille de "bai jiu" pour trois, occasion: fête nationale. Ambiance très sympa. Les petites cousines en face sur l'immense table ronde font des mimiques rigolotes. Le voisin de gauche s'avère être un cousin -très éloigné- top canon, parlant un peu anlgais, architecte et assez jeune. Seul hic, marié/un enfant. Tant pis, attendons encore un peu pour la chinese targett idéale!

Au menu, trois plats -différents- de canards (dont la cervelle, assez goutue), poulet, porc, boeuf, bambous, soupes, poisson, crevettes. Du tofu (beuh), des pieds de porc... Ouf, j'ai évité le chien de la dernière fois (même endroit, six ans plus tôt).

Visites au pas de courses de temples-montagnes, soirée bière-karaoke (avec un jeu d'alcool laminant avec des dés).

36h plus tard, retour à Shanghai. Récupération de Jc, voisin pékinois en vacances, puis de maman. TVB.

Visites d'apparts, visite d'apparts... puis inévitable déménagement dans une petite maison de la concession française, plus agréable pour maman que mon appart étudiant. Plus qu'une maison, c'est plutôt un grand appart au rez-de-chaussé d'un petit immeuble avec jardinet, et communs. Entendez atelier d'artiste (très utile pour moi...) et buanderie.

A part l'impromptu montage d'échaffaudage sur le batîment, il serait parfait. Le gouvernement vient de donner de l'argent pour refaire le toît et peut-être repeindre une facade (refaite l'an dernier) alors ça s'active de partout. Merde. Personne dans la résidence n'était au courant. Pour une surprise...

J'ai quand même acheté un BBQ à 5 euros. Reste plus qu'à trouver de la viande à mettre dessus...

par Elise publié dans : université
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