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Après des études à Shanghai  et de nombreux  articles concernant la Chine,  me voici désormais dans les Antilles françaises, en Martinique.

Bonne visite.

Elise

dispo

Si vous cherchez un pigiste à Shanghai, contactez-moi.

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Crazy Shanghai, c'est fini! Direction la Martinique!

Lundi 11 décembre 2006

Après un semestre et demi d'étude intensive du chinois, la rumeur estudiantine estime que l'on est au niveau pour prétendre passer avec succès le HSK. Et bien, je pense qu'il n'en est rien. C'est au casse-pipe que les profs nous envoient.

Le HSK -Hanyu shuiping kaoshi (汉语水平考试)- est, pour les neophytes, une sorte de mélange entre le Toeffl et le Toeic, transposés en chinois. Séparé en trois niveaux, les candidats peuvent ainsi passer le niveau élémentaire (1 à 3), intermédiaire (4 à 8) ou avancé (8 à 12). Pour vous donner une idée, pour s'inscrire en licence (diplomante) dans une université chinoise, il faut obtenir un niveau 5  au minimum. Pour un master, le niveau 7 est requis.

Dimanche matin (à 9h!) je m'essayais donc au niveau intermédiaire, sans trop me faire d'illusions d'ailleurs. Juste en guise de préparation avant de le passer (et le réussir) en juin prochain.

Je me retrouve donc devant ma copie, ayant 145 minutes pour répondre à 170 questions. En déchiffrant à peine 50% du vocabulaire, c'est chaud. Je dirai même plus, c'est infaisable. Et on ne peut même pas quitter la salle d'examen avant la fin du temps imparti!

Le temps de comprendre, à la louche, le sens des textes et dialogues et hop il faut passer à la question suivante. Sur quatre possibilités de réponse (QCM), on élimine une ou deux à côté de la plaque et le choix final est laissé au hasard. J'ai répondu avec conviction à (peut-être) cinq questions, laissant la providence répondre aux autres. Un dimanche matin déprimant. Résultats dans un mois.

Le déjeuner fut heureusement plus joyeux. "Christmas brunch" du club de rugby. Menu excellent, agréables voisins de table. Bonnet rouge et pompom blanc indiquant "Merry Christmas", en cadeau.

Maigre consolation tout de même en pensant à la garden party manquée (par moi) de l'annif de Riko dans le "Chateau de sa mère" en fausse Bretagne. Riko a 30 ans. Joyeux anniversaire!

par Elise publié dans : université
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Vendredi 8 décembre 2006

Grande nouvelle pour ceux qui aiment passer au salon après le dîner avec une eau chaude arômatisée. Vous en avez rêvé? Jialefu l'a fait. Il y a quelques mois, des infusions au logo de carrefour et au parfum de tilleul avaient fait leur apparition au rayon produits importés. Passant par là hier, une grande joie m'envahit voyant à leurs côtés les mêmes à la verveine. Enfin!

Dommage pour le chiffre d'affaire du magasin, il me reste encore une boîte et demi, commandée(s) spécialement aux dernières adorables personnes venues me voir.

[Papa et Riko, vous pouvez rayer la tisane de la liste].

C'est vrai que passé 17h, une petite infusion est bien plus agréable qu'un Lücha, Hongcha, Wulongcha, huacha ou qu'un quelconque cha autrement dénommé (thé vert, thé noir, thé de Wulong, thé au jasmin -fleur).

Le plus difficile lorsque l'on souhaite boire du thé est, il me semble, de l'acheter. Ayant pignon sur rue, les vendeurs de thé sont faciles à trouver, par contre, une fois dans la place, tout est autrement compliqué. Face à 300 sortes de thé, certains feraient, j'en suis sûre, comme moi: passer au supermarché prendre du lipton yellow. Car le tout n'est même pas de choisir les feuilles, mais de parvenir un jour à finir les 200 gr achetés, avant d'en essayer un autre.

Devant ma déshonorante technique d'achat de thé, une tante m'a ainsi offert un paquet de son choix. Depuis octobre je me suis donc mise à boire du thé (en plus du café), espérant un jour en voir la fin. A l'heure où j'écris, devant un pot de thé fumant, j'annonce avec fierté qu'il doit en rester à peine 95%. 

par Elise publié dans : Shanghai
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Mercredi 6 décembre 2006

Depuis presque 10 mois que je suis ici, j'ai pu m'apercevoir d'un truc -que chaque visiteur de Shanghai et de Chine- aura pu remarquer: les chinois conduisent comme des pieds!

Rapides et vifs comme de vrais Parisiens, ils démarrent au quart de tour dès que le feu repasse à l'orange (ici c'est vert-orange-rouge-orange-vert), si le feu a le temps d'être complètement vert avant que la voiture de pôle position n'ait démarré, appretez-vous aux Tuttttttt, tutttttttt.

Prenant aussi un peu de graine de l'île de Beauté, le code de la route semble avoir été considérablement allegé. Que l'on soit piéton, cycliste, motocycliste ou dans une voiture, c'est une vraie jungle urbaine.

Au début ça surprend. Les feux tricolores sont de l'autre côté des carrefours et même lorsqu'ils sont rouges les autos ont le droit de tourner à droite. Si vous êtes piéton et traversez perpandiculairement gardez-vous bien de chaque côté, il y va de votre salut.

A vélo il faut aussi faire un peu attention. Ne voulant pas mourir trop jeune, j'ai même acheté une lampe de vélo pour être VUE, alors qu'aucun vélo n'en a et que même les scooters et voitures hésitent à s'en servir -risque d'usure? (comme les clignotants?). Pour les vélos, c'est le big bazar pour dire les choses poliment, comme à Paris. Trois km sur une rue avec couloir de vélo pour arriver à un croisement sans suite de piste cyclable et parfois même avec des suites de rues interdites aux vélos (grosses artères). C'est enrageant. Pas de flics? alors on continu sur le bitume. Personne sur le trottoir, alors le trottoir! Le truc c'est d'emboîter le pas à quelqu'un comme ça c'est lui qui prends!! Hihi. Ou mieux: expliquer qu'on va voir un tongxué (camarade de classe) qui habite juste là à 50m, qu'on sait que la rue est interdite aux vélos mais il faut quand même arriver chez lui... Ca marche toujours.

Autre drame de la conduite locale, les conducteurs ne savent pas faire un créneau. Comme on ne peut pas garer de voitures dans la rue (l'exception de certaines, rares) les chauffeurs ont l'habitude d'allée de résidence ou de parking souterrain.

L'autre jour en rentrant, un type voulait se garer dans ma rue. Voiture d'environ 4m, place libre de 6 ou 7m. Le gars a commencé par éteindre ses phares (c'est vrai qu'à 22h ils ne sont pas très utiles) et il a joué à: je rentre l'avant, je ressors l'avant, je rentre l'arrière... 4, 5 fois de suite. Feux éteints et sans clignotants (pour quoi faire?). Pour un peu, j'ai bien failli lui proposer mon aide, mais à sa place (de mec) j'aurai été véxée alors je me suis abstenue.

Ca me rappelle le créneau que j'avais fait pour garer la voiture d'une tante sur le parking d'un resto y a deux mois. Voiture neuve, en plus, avec le bipeur d'obstacle à l'arrière.

Venez faire un stage à Paris les amis! Rien de mieux pour apprendre à conduire!

par Elise publié dans : Shanghai
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Vendredi 1 décembre 2006

A chaque fruit sa saison et parfois hors saison! Jamais je ne cesserai de m'extasier sur Shanghai où depuis quelques jours de bien belles fraises ont apparu. Au détour d'une rue ou à un petit carrefour des marchands ambulants proposent toute sorte de fruits. "Combien les fraises? 8 kuais les 500 grammes."

Marie est enceinte, elle doit avoir envie de fraise, pense-je. Entre les fraises tagadas du tea-time de mercredi (merci Marie) et les vraies, que du bonheur. Mmm. Ca me donne envie d'en manger.

"Donnez m'en pour 5 kuais s'il vous plaît." Le gars veut m'en refiler pour 8: "sinon ça fait pas beaucoup".

Encore un qui maîtrise le communisme de marché!

Anyway, j'ai mes fraises, moins bonnes que les gariguettes (loupées cet été) mais pas mal du tout. Reflexion faite: "ces fraises étaient excellentes, allez donc m'en chercher d'autres"!

par Elise publié dans : Shanghai
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