Après un semestre et demi d'étude intensive du chinois, la rumeur estudiantine estime que l'on est au niveau pour prétendre passer avec succès le HSK. Et bien, je pense qu'il n'en est rien. C'est au casse-pipe que les profs nous envoient.
Le HSK -Hanyu shuiping kaoshi (汉语水平考试)- est, pour les neophytes, une sorte de mélange entre le Toeffl et le Toeic, transposés en chinois. Séparé en trois niveaux, les candidats peuvent ainsi passer le niveau élémentaire (1 à 3), intermédiaire (4 à 8) ou avancé (8 à 12). Pour vous donner une idée, pour s'inscrire en licence (diplomante) dans une université chinoise, il faut obtenir un niveau 5 au minimum. Pour un master, le niveau 7 est requis.
Dimanche matin (à 9h!) je m'essayais donc au niveau intermédiaire, sans trop me faire d'illusions d'ailleurs. Juste en guise de préparation avant de le passer (et le réussir) en juin prochain.
Je me retrouve donc devant ma copie, ayant 145 minutes pour répondre à 170 questions. En déchiffrant à peine 50% du vocabulaire, c'est chaud. Je dirai même plus, c'est infaisable. Et on ne peut même pas quitter la salle d'examen avant la fin du temps imparti!
Le temps de comprendre, à la louche, le sens des textes et dialogues et hop il faut passer à la question suivante. Sur quatre possibilités de réponse (QCM), on élimine une ou deux à côté de la plaque et le choix final est laissé au hasard. J'ai répondu avec conviction à (peut-être) cinq questions, laissant la providence répondre aux autres. Un dimanche matin déprimant. Résultats dans un mois.
Le déjeuner fut heureusement plus joyeux. "Christmas brunch" du club de rugby. Menu excellent, agréables voisins de table. Bonnet rouge et pompom blanc indiquant "Merry Christmas", en cadeau.
Maigre consolation tout de même en pensant à la garden party manquée (par moi) de l'annif de Riko dans le "Chateau de sa mère" en fausse Bretagne. Riko a 30 ans. Joyeux anniversaire!
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