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Après des études à Shanghai  et de nombreux  articles concernant la Chine,  me voici désormais dans les Antilles françaises, en Martinique.

Bonne visite.

Elise

dispo

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Crazy Shanghai, c'est fini! Direction la Martinique!

Lundi 27 novembre 2006

Annonce paroissiale de fin de messe: vente de vin Kto! Chouette idée. Des prêtres du diocèse de Shaanxi (près de Xi'an, centre de la Chine) cherchent à gagner de l'argent pour réparer leurs églises. Louable intention.

Allons donc, tentons ce petit vin, sans édulcorant ni conservateur, une bouteille pour goûter!

Sans m'écouter, maman en achète quatre. Résultat, piquette inbuvable, on aurait mieux fait d'envoyer un chèque! Que faire des trois bouteilles et demi qui restent? Du vinaigre?

Il faut toujours se méfier du vin chinois. Traditionnellement, les chinois boivent du vin jaune, à base de céréales (vin de riz essentiellement), ils boivent aussi du "baijiu", (litt. blanc/vin) une sorte d'eau-de-vie infernale. Depuis 50 ans, sous l'influence française, ils se sont mis à cultiver des vignes et fabriquer du vin rouge et blanc (putaojiu: raisin/ alcool). Selon les ceps, les crus et les méthodes employées, il est parfois buvable, en petit vin de table seulement.

Comment faire donc lorsqu'on reçoit une cargaison de fromages de France? Une seule solution, non pas la manifestation, mais le compromis! On prend son courage à deux mains et on file chez Carrouf, en chinois "jialefu": la maison du bonheur. Là on affronte la cohue, la désillusion de ne pas toujours trouver son chocolat à gâteaux, l'incompétence des gens en particulier des caissières -qui à leur décharge n'ont pas même un tabouret pour s'asseoir et sont debout tout le temps (bravo à la grande entreprise française, quelle image! Les supermarchés chinois sont pareils mais ce n'est pas une raison pour s'en inspirer). Après avoir erré dans les galleries commerçantes, puis dans les rayons, on finit par apercevoir le rayon des spiritueux (qu'on n'oubliera plus).

Là, le porte-feuille prend très cher. La république populaire met 40% de taxes d'importation dans sa poche auxquels il faut ajouter les frais acheminement et la marge du revendeur et, par magie, la bouteille ordinaire passe de 3,5 euros au Franprix de l'avenue Mozart à 10 euros chez Jialefu à Shanghai. A côté, la vodka Eristoff est au même prix. Si c'est pour se mettre une mine, on choisira la vodka, plus rapide.

Si on se décide à prendre quand même le fruit de la vigne, armons-nous de courage. A 10m du rayon on est repéré et catalogué. Mon physique me réserve les vendeuses chinoises qui s'empressent d'essayer de me vendre une piquette argentine. A peine les ai-je débouté qu'on me dit en anglais que tel vin est excellent. Je réponds en français -car tous les stagiaires européens et exploités des rayons vins sont français- que merci, je sais ce que je vais prendre.

A vrai dire, j'en sais rien, mais c'est tellement horripilant de se faire trimballer de vendeurs en rayons et de rayons en vendeurs quand on cherche quelque chose et que personne ne sait où c'est (j'offre un pot à celui qui trouve les limes à ongle en moins de 10mn -mon dernier record) qu'on n'a pas envie d'aide quand pour une fois on n'en a vraiment pas besoin. Au Franprix de l'avenue Mozart on trouve tout seul, pourquoi pas ici!

De toute façon, à chaque fois c'est pareil. On finit par prendre un petit cabernet sauvignon à 9,5 euros, une bouteille en promo de Merlot à 7 ou 8 euros qu'on sait d'avance pas terrible et parfois une bouteille de vin Chilien, Argentin ou Californien, sensiblement au même prix mais avec l'avantage qu'ils voyagent mieux.

On attrape au passage une bouteille de Martini ou de Gin, on jete un oeil au rayon bière, par acquis de conscience. Toujours ni Pelforth brune (que j'aime bien depuis la fréquentation d'un ami qui en buvait souvent), ni bien sûr de Kro! Et on file à la caisse.

La c'est toujours la même scène. Veuillez entrez votre code de carte à 6 chiffres. 没有是法国的 j'en ai pas, c'est une carte française. Quatre chiffres ou une signature c'est tou ce que je peux faire. Je ne peux tout de même pas inventer un code à 6 chiffres comme ça. Et vite ça fait un quart d'heure que j'attends. Pas convaincue, ou pas au courant -et pourtant y en a des français chez Carrouf-, la caissière doit appeler le chef des caissières. Encore un peu d'attente et je peux enfin mettre un autographe en bas du ticket de caisse. Ouf! Tout tient dans le panier du vélo. Retour au bercail!

Vu l'échec du vin Kto sus-mentionné, l'épisode va se réitérer, il faut refournir la cave! Courage, fuyons chez Jialefu!

par Elise publié dans : Shanghai
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Lundi 20 novembre 2006

"Grand O" le week-end dernier. Pour la 1re fois, nous emmenions nos guides en week-end. Un mois auparavant, un petit tour de table révélait d'inespérées ressources: une demi-douzaine de tentes igloo.

Impecc. Sans tentes scoutes et trop loin pour investir au Vieux Campeur, cela faisait parfaitement l'affaire. Un coup de fil vendredi m'a un peu engoissé "en fait pas assez de tentes, seulement une de 4 et deux de 2". Flûte. Que faire? Filer chez Décath alors que j'étais encore en train de m'occuper du Baussant? Pas le temps. Et puis investir dans des tentes igloo... pas très pratique pour les scouts. Se résoudre à dormir en dur dans la pièce de repli... dommage pour une première.

Finalement, Jeezousse était avec nous sur le parking du rendez-vous et ce fut la multiplication des tentes. "J'en ai trouvé une dans ma chambre", "j'en ai encore une ici", "encore une dans le coffre"... En fin de compte, assez pour 16. Trop bien.

Ma chère Sol, en fin de semaine, j'étais presque aussi charette que toi -si c'est possible- j'avais oublié ce que c'était que de faire du scout!!!

Une journée entière pour fabriquer un Baussant avec les très claires explications de la "Fesse" (relier les points I' et H, prenez le tiers de la distance d'un petit carré comme rayon -sans compas bien sûr-...). Résultat finalement canonissime. J'en suis trop fière. Je devrais m'auto-attribuer le badge couture.

Malgré la pluie et le crachin normand -délocalisé jusqu'ici- ce fut un week-end vraiment pas mal. Investitures de CP (merci Sol pour le texte), allégeances (idem), promesse d'une guide aux flambeaux (idem), grand jeu, horaires quasi-respectés...

Merci à mes assistantes adorées, mes guides extras, à l'AB et à ma chère maman qui a vu la maison transformée en champ de boue au retour de tout le matériel péda!

Chers lecteurs, la compagnie de Shanghai vous salue scoutement!

par Elise publié dans : Shanghai
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Vendredi 17 novembre 2006

Persuadée que nous étions le 16 novembre, ce fut avec surprise que je découvrais le mail de Riko, suivi de celui de Marie-Nono me souhaitant une bonne fête. Effectivement, nous sommes le 17, et j'ai failli l'oublier.

A quoi servent les Saints? Prier ou intercéder pour nous, oui. Servir d'exemple, aussi. Il me plaît à croire qu'ils sont là et si nombreux comme pour nous dire: regardez ce n'est pas si difficile, faites comme nous, soyez saints!

Parce qu'il ne faut jamais perdre une occasion de s'intruire, comme disait le père de Marcel Pagnol, je vous propose une rapide bio de Ste Elisabeth de Hongrie, copiée du site missel.free.fr

Sainte Elisabeth de Hongrie

Sainte Elisabeth, naquit à Presbourg1 en 1207 ; elle était le troisième enfant du roi André II de Hongrie, descendant du saint roi Etienne, et de Gertrude, fille du duc Berthold IV de Méranie.  Elle quitta la Hongrie à quatre ans, promise en mariage au fils du landgrave Hermann I° de Thuringe (mort en 1217), Louis (né en 1200) qu'elle épousa en 1221.

Elisabeth avait une âme de feu : « Elisabeth, dit sa dame de compagnie, Guta, rappelle fréquemment la présence de Dieu, dans toutes ses actions elle invoque le Seigneur et rapporte tout à lui. » L'influence de son mari, qu'elle aima d'un grand amour, lui apporta un équilibre humain et spirituel durant les années heureuses de leur vie commune dont naquirent deux enfants (Hermann en 1222 et Sophie en 1224) : « Seigneur Jésus-Christ, je vous offre, ainsi qu'à votre chère mère Marie, ce nouveau né, fruit chéri de mon sein. Je vous le rends de tout coeur, tel que vous me l'avez donné. Recevez ce bébé, tout baigné de mes larmes, au nombre de vos serviteurs et amis. Bénissez-le à jamais. » Une lumière éclatante brillait alors dans l'Eglise, celle de François d'Assise. Elisabeth rêvait de vivre en foyer l'idéal franciscain et Louis était apte à partager les aspirations de sa femme. Mais, le 24 juin 1227, Louis de Thuringe dut partir pour la cinquième croisade. Au bout de trois mois, il mourait sur un bateau, en rade d'Otrante, en s'écriant : « Voyez donc toutes ces colombes blanches ! Je vais partir avec elles vers mon Dieu ! »

Encore qu'elle l'avait pressenti (« Malheur à moi, pauvre femme, sur terre je ne reverrai plus mon bien-aimé ! »), le coup fut terrible pour Elisabeth, qui attendait son troisième enfant, Gertrude (née vingt-sept jours après la mort de son père) : « Désormais, j'ai tout perdu sur la terre. O cher ami de mon coeur, mon excellent et pieux époux, tu es mort et tu me laisses dans la misère. Comment vais-je vivre sans toi ? Pauvre veuve abandonnée, faible femme ! Que le Dieu d'amour, celui qui n'abandonne pas la veuve et l'orphelin, me console ! O Mon Dieu ! O mon Jésus, fortifiez-moi dans ma faiblesse ! »

Elle aurait eu besoin alors d'un François de Sales à ses côtés ; or elle avait pour directeur un maître qui la terrorisait et n'hésitait même pas à la frapper. Spoliée de ses biens, elle enfermée par son oncle, l'évêque de Bamberg qui la veut remarier, jusqu'au retour de la dépouille de son mari (1228) : « Mon Dieu, merci de me consoler miséricordieusement par ces restes mortuaires de mon mari. Si grand que soit mon amour envers Louis, vous savez, Seigneur, que je ne me repens nullement de notre commun sacrifice pour le secours de la Terre-Sainte. Si je pouvais ramener à la vie mon cher époux, je donnerais le monde en échange. Pourtant, contre votre volonté sainte, je ne saurais racheter sa vie, ne serait-ce que pour un seul de mes cheveux ! Que la volonté du Seigneur soit faite ! »

Cédant à une recherche fiévreuse de l'abjection et de la pénitence, elle rompit avec sa famille, qui la prenait pour folle, et elle confia à d'autres le soin de ses enfants, tandis qu'elle revêtait l'habit du Tiers-Ordre, à Marburg sur le Lahn, pour se donner au service des pauvres et des malades les plus abandonnés, en qui elle reconnaissait le Christ : « Quelle joie pour moi de servir Notre-Seigneur en ses membres souffrants les plus éprouvés ! » Sa santé ne put résister à toutes ces austérités. Elle mourut le 16 novembre 1231, à minuit, âgée de vingt-quatre ans : « C'est l'heure où Jésus vient racheter le monde. il me rachètera aussi. Quelle faiblesse j'éprouve donc ! Pourtant, je ne ressens pas de douleur. O Marie, venez à mon secours ! Le moment arrive où Dieu m'appelle à l'éternelle noce. L'époux vient chercher son épouse ... Silence ! Silence ! »

Grégoire IX canonisa Elisabeth en 1235 ; elle est, avec saint Louis, patronne du Tiers-Ordre franciscain et, en 1885, Léon XIII la proclama patronne des femmes et des jeunes filles allemandes.

Ceux qui ont eu le courage de lire jusqu'au bout, je vous recommande une version bien plus poétique, celle des moines de d'une Abbaye de Saint Benoît http://www.abbaye-saint-benoit.ch/gueranger/anneliturgique/pentecote/pentecote06/020.htm

Bonne lecture et prenez-en de la graine!

par Elise publié dans : université
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Mercredi 15 novembre 2006

Après quelques jours d'examens -la semaine dernière- quoi de mieux qu'aller se défouler ballon en main? 2mn sur internet et voilà, rendez-vous samedi pour une découverte puis un entraînement de "Touch rugby". 6 ou 7 joueurs par équipe, placages interdits. On ne fait que "toucher" le tenant du ballon. Beaucoup de fun, de courbatures aussi, s'en sont suivies. Ca fait du bien de reprendre une activité physique (après 2 mois vides poru cause de côte mal en point).

Pour ceux que ça intéresse: Rdv à Pudong le samedi à 12h30 et à Puxi (Shanghai stadium) le mardi de 19h à 21h. Equipes mixtes (gente féminine bienvenue) mais pas très mixée (95% d'expats au moins).

Dans la foulée, dimanche, vers 4h du matin, près de 25 irreductibles ont envahi un petit pub pour voir le XV de France se "crasher en flammes". 25 ensommeillés dont quelques Néo-Zélandais heureux et une douzaine de Français dépités. Mieux valait rester au lit, ou rentrer se coucher pour ceux qui n'en étaient pas encore là.

Heureusement que de son côté le Stade Français a rempli son contrat!

Côté bonnes nouvelles, puisqu'on y est, le métier commence à rentrer car le premier résultat des exams est plus que satisfaisant. 86/100 en compréhension orale. Chers amis, venez me voir, je me ferai une joie de traduire les paroles de vos interlocuteurs.

Toujours côté bonnes nouvelles et à propos de visites, Riko, Papa et Doudou vont venir pour Noël. Message subliminal aux gentils amis qui voudraient me délivrer quelques paquets de carambars et autres douceurs par envoi suivi!

Bulletin météo: ça c'est rafraîchi bruquement. Maintenant on met un pull en journée, et même, à vélo, manteau et gants.

Premier week-end de guides prévu ce week-end avec une promesse à la clef. Plus que 2 jours pour coudre un Baussant de mes blanches mains (mon couturier-tailleur n'a rien compris de mes explications sur la complexitude du sujet: fil blanc apparent sur la partie noire...).

Demain soir, soirée Beaujolais-nouveau. On ne se laisse pas abattre. Avec le transport, je l'estime plus infâme que d'habitude, mais il ne faut jamais perdre une occasion...

Pendant ce temps, les petits copains de l'IFJ s'organisent à Paris une petite sôterie inter-promos. Bonne soirée à vous.

par Elise publié dans : Shanghai
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