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Après des études à Shanghai  et de nombreux  articles concernant la Chine,  me voici désormais dans les Antilles françaises, en Martinique.

Bonne visite.

Elise

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Crazy Shanghai, c'est fini! Direction la Martinique!


Lundi 30 octobre 2006

Me revoilà dans mes pénates après une petite semaine bien sympathique passée à Pékin (Beijing 北京 qui signifie « capitale du nord » par opposition à Nanjing 南京 l'ex-capitale du sud).

Gros programme divers et varié.

 

 

 

La réception donnée en l'honneur des Français de Pékin par le Président Chirac, quelques ministres (Douste, Breton) un ancien ministre (J.P. Raffarin), et une trentaine de patrons du CAC40, était bien agréable. Enfin agréable, grâce aux gens sympas rencontrés, car le discours ?insignifiant- et le buffet -décevant- de petits pains chinois et autres douceurs n'illustraient en rien les fastes de la république. Seule une coupe de champagne rappelait notre bonne terre de France.

 

  (photos Jc)

 

 

 

Jean, polo, pull, costard, boutons de manchettes, tout se côtoyait aisément.

 

 

 

Heureusement, le président n'est pas passé pour rien dans l'Empire du milieu, quelques contrats ont été signés. Même pas sûr qu'on gagne de l'argent dessus.

 

Intéressants déjeuners pour ma planification quinquennale.

 

Soirées multiples dans des maisons de thé, pubs, bars ou encore au karaoké. Le clou fut au Suzie Wong, sorte de boîte, habituellement très fréquentable -m'a-t-on dit- et refuge samedi de nombreux énergumènes (parmi lesquels quelques gens bien étaient un peu perdus) déguisés pour halloween en sorcières, diables, putes... A plusieurs reprises des shows -imitant mal et vulgairement les grands cabarets parisiens- montraient de jeunes filles très légèrement vêtues se dandinant.

 

 

 

Demi-journées de shopping (pour re-saper le frangin) et pour se promener sur Wangfujing. Découverte du trou de Wudaokou où sont situées de nombreuses et prestigieuses universités pékinoises, incontournables passages au marché russe, au silk market et à Yashow, que l'on finira -nous shanghaiens- par envier aux pékinois depuis la fermeture du fake market de Shanghai.

 

 

 

Fangbianmian, Brochettes, canard laqué, kebab chinois, DimSun et resto Coréen, tout va bien, on reste en terrain connu et aimé.

 

 

 

Petit saut au temple du Ciel, et au coucher de soleil, dont la rénovation est terminée. « Papa, les inciviques graffitis que nous avions fait étant petits sur le mur des échos ont été poncés et sont désormais invisibles, mais Riko et Sol, je vous rassure, les échos fonctionnent toujours? »

 

 

 

Retour tardif en avion, arrivée à 2h du mat dans mon lit, cours à 8h30 ce matin. Pas besoin de changer d'heure tous les six mois pour être crevée. « Français de métropole, désormais 7h nous séparent ! »


par Elise publié dans : voyage-decouverte ajouter un commentaire

Mardi 24 octobre 2006

"T'as deux jours de vacances? Tu viens à Pékin? Alors prends un jour de plus et rapplique en vitesse, le Président est là".

Garden party française, ou tout comme, soirée française à Pékin. Ca me rappellera les salons de l'agriculture, convergences et autres meetings des années de militantisme étudiantes.

Mon cher Sam, merci, je saute dans un train!

Y aura peut-être des Ferreros...


par Elise publié dans : actu France ajouter un commentaire

Lundi 23 octobre 2006

Après une pendaison de crémaillère très conviviale, une courte nuit et un réveil sur les chapeaux de roues pour filer en cours, arriva une mauvaise surprise: chute de la température. Je dirais -10° pifométriques. Hier nous étions en manches courtes, aujourd'hui, il faut se couvrir les bras (que les prudes s'en réjouissent).

Adieu l'été Indien de Shanghai, ça y est, comme le matin -qui finit toujours par arriver- l'automne est là aussi. Court automne puisque les vieux shanghaiens m'affirment que l'hiver arrivera d'ici fin novembre, sans s'annoncer, d'un coup, en une nuit et qu'un beau jour on se réveillera grommelant sous sa couette se préparant à enfiler 15 couches avant de mettre le nez dehors -le moins possible d'ailleurs.

Heureusement, Saint James veille et la petite laine est déjà sous la main, au cas où...


par Elise publié dans : Shanghai ajouter un commentaire

Lundi 16 octobre 2006

Feuilletant nonchalamment le NouvelObs du 28 sept -parvenu jusqu'à moi- mes yeux s'arrêtèrent sur la chronique du très connu et très anticlérical François Reynaert, qui y signe d'habitude une "histoire des Saints", que je ne loupe que très rarement et que j'adore.

Revenons à nos moutons du 28 sept. Dans un article intitulé "Un mal, des mots", FR nous enseigne l'origine de l'expression "s'en moquer comme de l'an quarante", grand leitmotiv de Céline en Mongolie. N'ayant pas trouvé le lien internet, je vous cite le 1er paragraphe:

"Savez-vous de quoi vient lexpression "s'en moquer comme de l'an quarante"? D'une déformation de "s'en moquer comme de l'Al Coran" -le nom arabisé du Coran-, expression qu'utilisaient au Moyen-Age les chevaliers chrétiens dont on sait qu'ils n'aimaient rien tant que de faire des mahométans leurs têtes de Turcs (ce qui est une façon de parler, et un anachronisme, cette locution-là est du XIXe siècle). "

Plus bas, il ajoute:

"Posez-vous maintenant la question: en 2006, un chevalier chrétien, même haut placé, peut-il encore se moquer de l'Al Coran comme de l'an quarante? On voit là que l'histoire n'évolue pas toujours dans le sens d'une plus grande décrispation."

Sans entrer dans la polémique de la question, nous savons donc désormais d'où vient cette expression, origine plus probable que celle trouvée par nous, l'an quarante du XXe siècle!


par Elise publié dans : Mongolie août-2006 ajouter un commentaire

Dimanche 15 octobre 2006

Déjà le 15! Mon Dieu! Que ça passe vite.

Quinze jours de silence en étonnent plus d'un. Non Riko, je ne suis pas entrée au carmel. La vérité, c'est juste que jai déménagé (encore!) et que le "cable guy" d'internet n'est venu qu'aujourd'hui. Les niouzes vontdonc reprendre.

D'abord, un mot sur les soirées "banquet": 15 convives, 32 plats, et une bouteille de "bai jiu" pour trois, occasion: fête nationale. Ambiance très sympa. Les petites cousines en face sur l'immense table ronde font des mimiques rigolotes. Le voisin de gauche s'avère être un cousin -très éloigné- top canon, parlant un peu anlgais, architecte et assez jeune. Seul hic, marié/un enfant. Tant pis, attendons encore un peu pour la chinese targett idéale!

Au menu, trois plats -différents- de canards (dont la cervelle, assez goutue), poulet, porc, boeuf, bambous, soupes, poisson, crevettes. Du tofu (beuh), des pieds de porc... Ouf, j'ai évité le chien de la dernière fois (même endroit, six ans plus tôt).

Visites au pas de courses de temples-montagnes, soirée bière-karaoke (avec un jeu d'alcool laminant avec des dés).

36h plus tard, retour à Shanghai. Récupération de Jc, voisin pékinois en vacances, puis de maman. TVB.

Visites d'apparts, visite d'apparts... puis inévitable déménagement dans une petite maison de la concession française, plus agréable pour maman que mon appart étudiant. Plus qu'une maison, c'est plutôt un grand appart au rez-de-chaussé d'un petit immeuble avec jardinet, et communs. Entendez atelier d'artiste (très utile pour moi...) et buanderie.

A part l'impromptu montage d'échaffaudage sur le batîment, il serait parfait. Le gouvernement vient de donner de l'argent pour refaire le toît et peut-être repeindre une facade (refaite l'an dernier) alors ça s'active de partout. Merde. Personne dans la résidence n'était au courant. Pour une surprise...

J'ai quand même acheté un BBQ à 5 euros. Reste plus qu'à trouver de la viande à mettre dessus...


par Elise publié dans : université ajouter un commentaire

Samedi 30 septembre 2006

20, 21...28, 29, 30 septembre, date fatidique. Demain 1er octobre, en l'honneur de la fête nationale, la Chine entière sera en vacances pendant cinq jours. On le ressent déjà. Les gens ont la tête ailleurs programmant leurs jours de congés. Les guichets des gares routières et ferrovières, pris d'assaut depuis 10 jours -on ne peut acheter de billets que 10 jours à l'avance- ne laissent aux gens mal organisés que des horaires de train pourris et de mauvaises destinations. Enfin c'est la vie.

Cinq jours de vacances et non une semaine. Oui, oui. C'est pas parce que c'est la fête nat qu'il faut se croire en congé longue durée. Pour nous laisser une semaine complète, la fac nous faisait rattraper une journée de cours aujourd'hui (samedi!) et l'autre le sera dimanche 8 oct (dimanche!!).

De nombreuses soirées étudiantes étaient organisées hier soir (pour la fête nat!!), "trop de partis -party-, trop compliqués à prendre, j'ai pris, mais le plus simple" celui de rester chez moi à glander tranquille devant un bon polar de propagande à la télé.

Du coup j'étais la première arrivée en cours ce matin, et au bout d'une demi-heure d'attente -passée à bavarder-, la prof a finalement commencé le cours devant un public de deux, puis trois étudiants.

Mais où sont les autres?

Sur une classe d'un douzaine, admettons qu'un tiers ne se soit pas levé après une éprouvante soirée étudiante, alors que l'autre tiers partait de bon matin s'époumonner "Miki on t'aime"! Et oui, ce week-end Shanghai organise son grand prix de Formule 1 et les chanceux possesseurs de billets sont partis acclamer leur idole, Shumi, Miki... sur le circuit.

A leur décharge, je pense que si j'avais eu des billets, j'aurai séché aussi...


par Elise publié dans : Shanghai ajouter un commentaire

Lundi 18 septembre 2006

Trois semaines de silence et d'éloignement de ce cher blog me surchargent d'aventures à vous raconter.

Au retour de Mongolie, sans souffler, nous sommes partis crapahuter sur la grande muraille. Arrivés au coucher du soleil, nous avons terminé notre ascension dans l'obscurité. La nuit à la belle étoile dans une tourelle étêté (ou étoité) fut inoubliable, le réveil à 4h30 du matin pour admirer le lever de soleil aussi, surtout qu'on a rien vu à cause d'un vilain nuage. photo mytho en attendant le lever de soleil sur la grande muraille, bientôt en une du journal de la fondation.

Puis on a continué à enchaîner. Pour une visite en 24h de Pékin, faites appel à moi. Comme cerrtains repartaient juste après, on a imité les japonais, Palais d'été, Cité interdite, silk market, canard laqué, tout ça en temps record avant qu'un premier lever à 4h30 du matin de fasse s'envoler Furet, Béné, Céline et Nath pour Paris.

Deux jours après, c'était au tour de Riko et doudou de reprendre aéroflot espérant arriver entier (leurs bagages eux ne sont arrivés que 8 jours après).

Ne restait plus alors que Solène, fidèle d'entre les fidèles, à me tenir compagnie. Deux jours de bullage à Pékin nous ont donné l'idée de partir à Xi'an, mais pas de bol:trains complets.

Du coup notre chemin du retour (pour Shanghai) passa par la fête de la bière à Qingdao (la ville de la bière Tsingdao -ancienne colonie allemande-), puis par Nanjing, où nous avons pu rencontrer un de mes grands-oncles chinois, puis Suzhou et ses jardins, magnifiques sous la pluie.

Et enfin Shanghai! Deux jours de squatt chez les Bert, puis 5 chez François, le temps de trouver et signer mon premier contrat de location d'appart! (I'm getting old). Ma nouvelle maison est en face de la fac (15mn à pied de ma chambre à ma salle de classe) et possède même une chambre d'amis, avis aux amateurs de sinoïfisation!

Lundi dernier j'ai repris les cours, mais la fin des vacances ne fut réellement avérée que vendredi matin, lorsque mon coeur déchiré emmena Solène à l'aéroport. Mon ange gardien m'a quitté, mon porteur également qui soulageait ma côte, toujours douloureuse et toujours félée.

Anyway! Life is beautiful, les vacances étaient génialissimes. Ils n'y manquaient que les parents (d'ailleurs papa que penserais-tu tu projet germant de Jc et moi de rentrer pour notre mois de vacances en février?).

Au fait encore un mot, scout un jour, scout toujours! j'ai repris du service comme cheftaine de compagnie


par Elise publié dans : voyage-decouverte ajouter un commentaire

Lundi 4 septembre 2006

Samedi 12

 

Et c?est reparti de bon matin? assez tôt d?ailleurs par rapport à d?habitude. L?instant fatidique d?enlevage de pull s?est soldé par une belle chute (à l?arrêt) de doudou. En ôtant le Camelbak (la gourde milouf trop bien de Nath, qui se fixe comme un sac à dos) pour ranger son pull, elle fit peur à son cheval.

Et Boum ! Egratignures et gros bleu sur la hanche droite. Bravo ! Tout ça pour avoir quelques gouttes de Ricqlès.

Plus loin, Riko s?est essayé à la même démarche : enlever son pull. Et bien, même punition ! Boum ! Par terre. Cinq cent mètres plus avant, le peloton de tête comprend l?affaire en voyant débouler un cheval sans cavalier. Ah ! Tiens ! C?est moi qui porte la pharma = billet de retour ventre à terre près de Riko qui pissait le sang? du nez. Tout va bien. Grosses égratignures mais c?est tout.

La pause déjeuner fut au milieu de nulle part, sans point d?eau et sans ombre. Mais à la dure, comme à la dure? Une bâche tendue sur le camion nous permet de faire la sieste.

La chevauchée reprend. « C?est encore loin ? », « Là-bas, derrière la montagne à huit kilometER », répétait Anraa à chaque question du même style.

Plus tard on commence l?ascension d?une montagne. Après le cours théorique du matin, dispensé par Nath, sur les grades de l?armée, Sol profite d?être près de doudou pour en recevoir un sur le golf.

Vers cinq heure, la forêt devient brusquement grouillante de monde, nous arrivons devant une vieille lamaserie (temple bouddhiste). Après avoir attaché les chevaux, on entame la dernière montée à pied. D?en haut, la vue est superbe, plongeante sur la vallée. D ?un côté se tient la province de l?Arkhanghai, de l?autre celle de l?Ourkhanghai.

On observa avec étonnement, l?empreinte de pied du grand moine XXX du XIIIe siècle, puis son trône et sa microscopique cellule (où un petit autel déborde désormais des offrandes sonnantes et trébuchantes des pèlerins).

 

La redescente à cheval dans la vallée sembla très longue. Il commença à faire froid et venteux. Le lieu de bivouac fut l?un des pires. Un grand vent nous fit nous réfugier dans la grande tente igloo des filles. Tandis qu?un sursaut de courage fit partir Riko, Anraa et moi dans le hameau de yourte voisin, où une yourte ?disco vendait de la vodka (et du coca pour les estomacs sensibles).

 

Dimanche 13

 

A mille lieues d?un office dominical, le Magnificat nous aida tout de même à rester en union de prière. Mais certaines n?étaient pas bien réveillées pour autant. Après 20 minutes de pas nonchalant, un léger piqué au trot fit tomber Céline et Sol, endormies sur leur canasson. Chute minable qui ne devrait même pas être citée. Je suis la seule à ne pas m?être fait (encore) vidée.

Après une matinée difficile où tous étions dans le coltard, Anraa nous annonce de nous ferons les 2kmERs restant au grand galop. Croisant le camion d?intendance, Béné et Sol en profitent pour y monter. Et nous, c?est parti pour le grand galop.

La steppe, immensément vide, au grand galop, rien que pour nous. Et la steppe encore. Et encore. Et trois quart d?heure plus tard de galop, enfin, l?arrivée dans la yourte de Squé, notre chauffeur chez qui on déjeunait. Voilà comment 2 km se transforment en 15 km. Les Mongols ont vraiment le sens des distances !!

Déjeuner sympa chez Squé. Sa femme est, d?avis unanime, la plus belle femme mongole que nous ayons rencontré.

L?après-midi, ayant changé de selle avec Nath, qui avait hérité de la selle mongole ce matin-là et en souffrait, je me suis retrouvée sur « le 2e cheval de Nadam », soit 200m avant tout le monde. J?ai donc loupé la rencontre avec Jules C, un Français en école de photo, tout seul au milieu de la steppe.

 

Le torrent-salle-de-bain du soir, bien frisquet, avait également un fort courant. Céline entraînée le laissa même emporter son shampoing. Pendant que les filles se lavaient, les garçons ont fait de l?humanitaire dans la yourte voisine où un bébé avait une colique.

 

Plus tard, alors que nous étions réfugiés sous la tente pour cause de grêle, Furet et Béné ont été ramené chez Squé pour une séance bouddhiste. Pendant ce temps nous jouions aux cartes en dégustant LE bloc de foie gras (offert par maman, seul rescapé après une rencontre avec JC ?mon tendre frère- à Pékin), accompagné d?un petit blanc pas cher. Grands princes une part fut gardée pour les deux absents.

 

Lundi 14

Pluie, grosses averses, jeu de cartes. Déj dans la yourte d’à côté. Départ à cheval l’après midi. Le soir bivouac près d’un campement de strasseux allemands. Veillée avec eux.

 

Une matinée des plus actives !! Les Mongols vivant au rythme de la nature, il suffit d’une pluie pour que plus rien ne se fasse. Nous avons donc passé la matinée à jouer aux cartes sous la tente en attendant que ça se calme. La yourte voisine (du gosse malade) nous accueilli pour le déjeuner. Puis nous partîmes. Les dernières gouttes de pluie donnèrent l’occasion à Céline d’arborer fièrement son superbe manteau de cow-boy australien (kakadou).

L’arrivée au bivouac –rapproché pour cause de douleur musculaire option gros bleu et frottement localisé environ entre le bas du dos et le haut de la cuisse d’une certaine demoiselle (plutôt blonde/rousse) nous fit camper près de vieux chefs scouts allemands (gros Schtrasseux). Une sympathique veillée scoute de chant franco-deutch-mongols égaya la soirée.

 

Mardi 15

 

Toujours aussi loin d’une yourte-église, nous priâmes la vierge avant de se mettre en selle (grâce au magnificat déporté).

En fin de matinée, au loin, nous aperçûmes un monument affreux signalant l’entrée de Karakorum (Harorin pour les locaux), ancienne capitale de Gengis du Khan avant qu’il ne s’installe à Pékin.

L’entrée dans la ville –plutôt village- fut un peu déprimante et digne d’une ville fantôme des pires westerns de Sergio Leone. Rues de terre battue, palissades en bois mal alignées et branlantes, sans parler des maisons –quand ce n’est pas qu’une yourte- glauquissimes et jamais achevées.

Comme des cow-boys nous attachâmes nos chevaux à un poteau électrique et partîmes déjeuner dans un boui-boui, bien loin des grands saloons de Lucky Luke.

L’après-midi fut consacrée à la visite de ce qu’il restait d’un grand temple/palais.

En fin de journée nous montâmes le campement en périphérie de la ville, près d’un petit cours d’eau. Affublés des grands manteaux mongols, nous fîmes une séance photo dans une ambiance festive.

Un poil plus tard, les Hu enfourchèrent à cru (et sans filet) le pire cheval de la bande : « Nadam ». Squé, notre chauffeur, dans un éclair digne d’Einstein, eu la brillante idée de détacher la monture, qui broutait paisiblement, et la fouetter d’un coup de licol sur la cuisse. Le résultat de l’action nous fit tomber sans brio. Doudou un peu sonnée et égratignée et moi par terre pour une bonne demi-heure. Un médecin à Pékin diagnostiqua une semaine plus tard une fêlure de la 9e côte et une forte contusion à la hanche.

La douleur extrême m’empêcha même de suivre la bande partie picoler (avec excès pour certains…) dans une disco-yourte. La gentille (et bonne) Solène, daignant rester me servir de garde-malade.

 

Mercredi 16

 

Sur les collines dominant Karakorum, nous visitâmes le reste du patrimoine local : deux cailloux, l’un en forme de sexe masculin, l’autre en forme de tortue. Matinée décevante pour les cavaliers et les camionneurs (Sol et Elise). Une après-midi, un peu glandeuse, nous permit d’enseigner la bataille corse à nos amis Mongols. Puis nous emménageâmes dans une guest-yourte. Ceux qui tenaient encore en selle firent une dernière promenade.

La dernière soirée avec nos amis Mongols fut pour le moins spéciale. En clair ils ont commencé « à nous les briser menues », complètement bourrés (alcool = fléau n°1 du pays).

 

Jeudi 17

Départ à 7h du mat pour rentrer en mini-bus à Ulaan Bator, La vieille piste défoncée sur plusieurs centaines de km (en Mongolie : 500km de routes goudronnées pour une surface de trois fois la France) n’arrangea pas ma côte, tandis que Sol souffrant, des mêmes maux que Béné la veille, pâtissait de sa gastro.

L’arrivée fut un soulagement, même s’il s’avéra très compliqué de prendre les billets de train de retour (direction Pékin).

Après-midi et soirée de sieste pour Sol se remettant de sa gastro, pendant qu’on visitait la ville –qui sera sûrement sympa dans 200 ans. Un bon resto gastronomique (chacun sa gastro) méditerranéen nous fit oublier le mouton bouilli.

 

Vendredi 18

Une journée à tuer en ville, nous donna le temps de faire les magasins et retourner au marché noir. Dernières cartes postales (et fin du roman de doudou), un peu de cachemire et des cornichons pour la nuit en; train. Et c’est reparti en transit. Quinze heures de train de nuit avant de rallier la ville-frontière, et pour une fois en première classe assez confortable.

 

Samedi 19

Arrivée à 11h du mat dans une ville inondée par l’orage. Il nous fallu 4h pour passer la frontière, dans une jeep pourrie au milieu de centaines d’autres, pare-choc contre pare-choc.

Puis ce fut la course pour rechanger de l’argent et prendre les tickets du bus de nuit (couchette) qui partait aussitôt pour Pékin où nous arrivèrent le lendemain dimanche à 6h du mat.

 


par Elise publié dans : Mongolie août-2006 ajouter un commentaire

Mardi 29 août 2006

Jeudi10

 

 

 

Descente dans la vallée à flanc de montagne. Furet a essayé de gagner le concours de chutes, mais la sienne fut presque disqualifiée car sans témoins (trop facile). Belle journée. Déjeuner de bolinos près d?un cours d?eau, où Nath et Furet ont enfin lavé LEUR chemise. Petite baignade pour Elise.

 

 

 

Un après-midi de grand galop nous fit arriver de bonne heure au bivouac du soir : une yourte-hôtel. Une grande rivière fit nos délices. Un troupeau de chèvre aussi que Sol et doudou martyrisaient (soirée à thème : « Chacun sa chèvre »). Doudou tomba même de l?une d?elle.

 

 

 

Instant coloriages avec des gamins du coin, chapeautés par Sol et Riko, au clair de lune.

 

 

 

Veillée de chants très sympa et découverte de l?immonde vodka mongole à base de lait de yack distillé, 2 degrés grand max qui suffirent à bourrer notre interprète qui n?interprétait pas. Le ciel assez dégagé nous permit d?apercevoir quelques étoiles filantes.

 

 

 

Vendredi 11

 

 

 

Réveil brutal par les garçons jetant une chèvre dans notre yourte. Un branle-bas inutile selon Sol qui était déjà debout. Après le petit déjeuner : expérience unique : l?arrivée de la poste mongole ambulante. En bons touristes nous achetâmes des cartes postales (chers papa et maman de voyageurs, comptez le nombre de jours avant réception de votre carte).

 

 

 

Matinée tranquille. Découverte des petites chutes, puis grandes chutes de l?Orkhon. Déjeuner dans une yourte du hameau voisin. Petite après-midi de cheval. Bivouac près d?une rivière aux abords boueux. Gros vent lors du montage de tente. Veillée un peu fraîche mais encore sous les étoiles filantes. Squé et Béné pendant une heure communiquèrent avec un lexique. Riko et Nath sont alors au plus bas, « turistatiquement » parlant.

par Elise publié dans : Mongolie août-2006 ajouter un commentaire

Jeudi 24 août 2006

Mercredi 9

 

 

Changement de décor à travers la forêt. Après les sources froides direction les sources chaudes, "là-haut sur la montagne". Le temps assez couvert nous a fait sortir nos impers après un déjeuner dans le saloon d'un village désert, style western, où l'on a ravitaillé (2 euros la bouteille de vodka- pas cher).

 

Enfin un peu de verdure. Des grands pins, des petites fleurs... décor vraiment charmant. Et derrière la montagne, après un chemin difficile d'accès: les sources chaudes, aux vertus quasi identique que les froides de la veille.

 

 

 

 

 

 

Torrent glacé comme d?habitude. Camion embourbé. Mouton bouilli. On finit la soirée sous les étoiles, refaire le monde et chanter. Comme le premier soir (commentaire de Nath : « belle veillée qui rattrapa le michoui raté). Nous alternions chants français et mongols. Bon esprit. Canon.


par Elise publié dans : Mongolie août-2006 ajouter un commentaire

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