Il y a quelques semaines, un lundi, vers 15h, l’idée nous a pris subitement, mon colloc et moi, d’aller respirer du bon air. Sur un coup de tête, nous sommes donc
partis à Chongming, une grande l’île au nord de Shanghai, au milieu de l’estuaire du Yangtze. C’est la fameuse île que le gouvernement de Shanghai veut
développer écologiquement pour qu’elle soit autosuffisante en énergie et où il compte attirer 2 millions de résidents…
En vert: chez nous. Entouré en rouge: Chongming
Bref, avant que le futur pont, doublé d’un futur tunnel, ne déverse son flot de touristes et de CO2 et avant que la réserve naturelle d’oiseaux migrateurs n’ait
complètement disparu, nous sommes allés profiter du « rien ni personne ». Enfin tout est relatif, disons qu’il n’y a encore QUE 650 000 habitants, dont de nombreux paysans déplacés à la suite de
la construction du barrage des Trois Gorges.
Sur l’île, tout est bien vert. Amis Shanghaiens, si vous vous êtes interrogés sur la provenance des arbres adultes replantés dans les rues de Shanghai, eh bien, ils
viennent de là. En prenant le bateau on découvre d’énormes des barges croulantes d’arbres aller sur le fleuve.
Simple banc de sable apparu au XIIe siècle, Chongming a désormais une superficie de 1200 km2, ce qui en fait la 3e plus grande île de Chine, après Taiwan
et Hainan (dixit le site officiel de Shanghai). A perte de vue, ce ne sont que champs et forêts, entrecoupés parfois de petits ruisseaux et moyennes rivières.
Le temps de prendre le métro (ligne 3 descendre à Baoyang Lu il me semble), puis la navette qui rallie l’embarcadère, et un ticket en bateau lent (80 mn, 18 kuais,
le seul qui restait), nous arrivâmes vers 18h à Baozhen harbor.
Un taxi nous emmena au village de Qianwei, touristique parait-il. Là, toutes les rues sont quadrillées nord-sud ou est-ouest et alors qu’il n’y avait pas un chat,
nous vîmes curieusement que chaque maison était en fait un hôtel-restaurant familial. Nous nous installâmes dans l’un deux, dînâmes rapidement et partîmes faire un tour. Agréable promenade
vraiment. De mini potagers encombrent les bas-côtés des rues et des canaux. On y a même chipé des plants de romarins et de lavandes, mais seul le romarin a repris dans mon jardinet.
porche de bambous découvert par hasard, une bonne idée pour les installes de camp cet été?
Le lendemain, après avoir visité les trois ridicules sites « touristiques » du village, nous sommes partis en bus public au Dongping national Forest park.
C’est une sorte de grand parc d’attraction, sans beaucoup d’attractions. On peut y faire, entre autre, des auto-tamponneuses, du kart, du practice de golf, du paint-ball, et même de la
tyrolienne. Mais pas quand il pleut. Or il a plu trois gouttes une heure avant notre arrivée… donc pas de tyrolienne pour nous.
Par contre, flânerie bien sympa dans ce grand parc, immensément vide de visiteurs, un vrai bol d’air pour nos poumons pollués de Shanghaiens.
Puis il s’est remis à pleuvoir et nous avons filé, toujours en bus, à Nanmen, chef lieu de l’île.
De là, nous avons repris le bateau pour Shanghai et retour à la maison.
Si un jour vous allez par là, ne faites pas comme nous, n’oubliez pas d’aller voir le truc des oiseaux migrateurs dans l’est de l’île. Sans être ornithologue, chacun
peut s’y plaire, c’est sauvage. Je dis ça parce que depuis notre séjour, j’ai attrapé un dépliant sur Chongming à l’office de tourisme et que les photos sont canons !
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