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Après des études à Shanghai  et de nombreux  articles concernant la Chine,  me voici désormais dans les Antilles françaises, en Martinique.

Bonne visite.

Elise

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Crazy Shanghai, c'est fini! Direction la Martinique!


Mercredi 22 février 2006

La salle n'a pas changé. Toujours plus petite que ma chambre pour accueillir 17 étudiants. Nous trois professeurs. Deux femmes frisant la cinquantaine, dont l'une ne parle pas un mot d'anglais, et un jeune homme, probablement néophyte de l'enseignement, mais sympa.

Notre livre de classe (en deux volumes) semble bien fait. Les premiers cours concernent bien évidemment le Pi Yin, C'est-à-dire la transcription phonétique des caractères, comme lorsque j'étais aux Langues O.  Du coup nous voilà tous, grands enfants, à répéter après le prof, des dizaines de syllabes. Ca se passe bien.

Quand on apprend le chinois, il faut donc en réalité apprendre deux langues: le chinois ET le Pi Yin. Comme les lettres ne se prononcent pas vraiment comme en français, il faut les apprendre par coeur. Comme l'anglais en 6e. Puis une fois qu'on sait prononcer un mot, il faut savoir l'écrire (en sinogramme) et le reconnaître dans un texte, bien sûr.

Pour écrire d'ailleurs, je me sens handicapée en tant que gauchère car tous les traits ont un sens et un ordre d'écriture, fait pour les droitiers bien entendu car c'est paraît-il une tare d'être gaucher (et Picasso, et Léonard de Vinci, étaient-ils tarés?).  Bref pas évident. Mais ça s'apprend.


par Elisabeth publié dans : université ajouter un commentaire

Lundi 20 février 2006

17 étudiants dans une pièce moins grande que ma chambre. Des tables et chaises de très petite taille. Une première prof non anglophone pour deux fois 45mn de cours, puis une seconde, anglophone cette fois, pour à nouveau deux fois 45mn.

Premier jour, première leçon: les tons. Retour dix ans en arrière, sur les bancs de classe de 6e avec une prof (d'anglais à cette époque) nous faisant répéter dix mille fois l'alphabet en anglais. Ah, les tons! Au nombre de quatre, auquel il faut ajouter un ton neutre, on devrait les étudier jusqu'à la page 66. La classe répète les syllabes à la suite du prof, puis chacun les répète seul tour à tour, s'il reconnait son nom chinois employé par le prof. Le rythme correspond aux débutants. Peut-être aurais-je du demander à être en level B au lieu de A, pour passer les préliminaires que je connais déjà à peu près. Quoique, le risque d'être largué est tout de même grand.

Il me hâte quand même d'apprendre quelques phrases indispensables. Savoir commander dans un resto par exemple me semble vital.

Allez, les devoirs scolaires m'attendent!


par Elisabeth publié dans : université ajouter un commentaire

Dimanche 19 février 2006

9h du matin, un dimanche. Dans un amphi-gymnase se presse le petit millier d'étudiants étrangers de la prestigieuse université de Fudan Daxué. Tout est ordonné comme pour un colloque, les profs intervenants sont en costard, une bouteille d'eau près de chaque micro, on se croirait dans un truc important. En réalité nous avons entendu pendant une heure vanter les mérites de Fudan. Créée en 1905, elle détient un âge respectable pour une université chinoise et enseigne le chinois aux étrangers depuis plus de quinze ans. Elle a même récemment ouvert une antenne à Stockholm. Le directeur de l'UFR, au nom inretenable a souhaité que nous soyons plus tard d'excellents ambassadeurs entre la Chine et notre pays d'origine. Dans le plus pur jus local il a même ajouté "s'il vous plaît, travaillez dur et vos études seront couronnées de succès". Une traduction koréenne puis japonaise ont suivi la traduction anglaise, les intervenants s'exprimant en chinois.

Dans le hall, un minuscule panneau fut affiché peu après avec les listes des étudiants réparties par TD. Fort heureusement, près du nom chinois se trouvait également le nom anglais. Une révolution parait-il. D'ordinaire il n'y a que les noms chinois. J'ai la chance de connaître le mien, mais pour ceux qui ont été sino-baptisés à leur arrivée, et ne reconnaissent pas encore leurs caractères, ce doit être plutôt compliqué. Pour ma part, TD A2. L'opération suivante concernait l'emploi du temps, différent bien sûr selon le TD, et par contre, rédigé uniquement en chinois, chiffres et horaires exceptés (en chiffres arabes). Sans l'avoir fait exprès j'ai écoppé je crois du meilleur TD, enfin du point de vue horaire. Je commence au plus tôt à 10h pour finir au plus tard à 15h10. Au total, deux cours par jour, en moyenne, de quarante minutes. En tout cas pour la première semaine.  

Le matin, j'irai faire du sport. Après renseignement - pour une fois facile à obtenir - le complexe sportif s'avère à 10mn de l'international dormitory, où je loge.  Arts martiaux, tennis, athlétisme? L'inscription sera pour demain, on verra sur place. Ce qui est cool c'est que pour une fois on côtoiera des étudiants chinois et échanger avec eux. L'apartheid dans lequel nous nous trouvons -en quarantaine sur le campus - va prendre fin. Chouette.

Un prof (de chinois) a accepté aussi de me mettre en relation avec des étudiants chinois apprenant le français pour se rencontrer autour d'un café linguistique et plus si affinités. Il doit m'appeler sous peu.

Dès demain les études reprennent, enfin!


par Elisabeth publié dans : université ajouter un commentaire

Samedi 18 février 2006
"On se fait un petit chinois?" Les alentours de la fac en regorgent évidemment. Seulement, lorsqu'ils n'ont pas "d'english menu", les commandes sont un peu compliquées. Ce soir je mettrai une note de 3 sur 4, le quatrième plat étant met indescriptible, qui néanmoins s'approcherait plus de pattes de poulet en minuscules morceaux que d'une côte de boeuf. Heureusement; le reste: boeuf grillé, salade cuite à la sauce d'huître et riz, était beaucoup plus avenant. Tout de même, demain devrait être mieux!

par Elisabeth publié dans : Shanghai ajouter un commentaire

Vendredi 17 février 2006

Le temps est frisqué, accompagné de pas mal de vent. Il pleut parfois sauf aujourd'hui où il a neigé un peu. En gros, comme à Paris.


par Elisabeth Hu publié dans : Shanghai ajouter un commentaire

Vendredi 17 février 2006

Me voilà depuis lundi dans cette ville gigantesque de 18 millions d'habitants. L'adaptation se fait en douceur car les cours ne commencent que dans trois jours. Il faut tout de même s'habituer à habiter au 18e étage d'un campus universitaire! Ce n'est pas rien. Mais pas trop le temps de partager toutes mes impressions.

 


par Elisabeth Hu publié dans : Shanghai ajouter un commentaire

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